Ou comment l’argent public est utilisé pour la manipulation de l’opinion publique ..
Ce vendredi 27 avril 2007, la mairie de Petite-île a distribué le tract suivant :


Tract verso signé du maire de Petite-île
Il y est dit que l’aire de pique-nique actuelle sera conservée et agrandie de 1,5 ha, une centaine de places de stationnement permettront d’accueillir la fréquentation de la semaine, des (combien ?) rondavelles permettront d’accueillir une offre commerciale complémentaire, tout cela accompagné du logo de la CIVIS.
Pourtant, c’est en contradiction avec les documents que vient de nous faire parvenir la CIVIS elle-même le 23/04/2007, documents sur lesquels s’est appuyée l’enquête publique du réaménagement de Grand-Anse, présentée en 2006, et dans lesquels il est dit :
Extraits du résumé non technique du dossier (enquête publique) de demande d’autorisation :
– page13 : l’arrière-plage sera partiellement revégétalisée pour restreindre les zones de pique-nique, il est prévu la construction de 2 rondavelles pour remplacer les camions bars et de réhabiliter la rondavelle existante,
– et en page 12 : une dépose-minute sera créée sur l’aire d’arrivée de la partie basse, le stationnement des véhicules particuliers se fera le long de la voie d’accès (43 places dont 7 pour handicapés). L’essentiel du parking se fera en partie haute (à côté de l’hôtel), 530 places.


Extraits du résumé non technique. Dossier de l’enquête publique
Cette contradiction montre bien qu’il y a manipulation dont les buts évidents sont :
– prolonger la polémique démarrée dans les journaux, pour faire oublier leur volonté d’installer un snack de luxe dans le fond de Grand-Anse
– troubler les esprits par des fausses informations et ainsi tenter de ralentir le vaste élan populaire qui se manifeste pour la sauvegarde de Grand-Anse tel quel.
Cette désinformation les amène à trafiquer leurs plans :
– Dans le plan présenté à l’enquête publique, les pontons qui servent à canaliser les piétons, interdisent ainsi l’accès de ces derniers aux zones revégétalisées (anciennes aires de pique-nique). On marche sur les pontons, donc pas sur les pelouses. Si on ne marche pas sur les pelouses on n’y pique-nique pas non plus. Cela contredit leurs nouvelles théories (extension des aires de pique-nique) ; ils ont donc fait disparaître ces pontons sur leur nouveau plan, pour les remplacer par de simples accès de personnes à mobilité réduite !
– Les 3 rondavelles servant à reloger les commerçants locaux sont remplacées par 4 rondavelles ; une de plus pour l’hôtel palm en attendant la venue d’autres bâtiments ???
– L’aire actuelle de pique-nique qui devait disparaître est présentée aujourd’hui comme conservée ! Du coup, ils font de l’aire « restreinte de pique-nique » (l’aire actuelle étant prévue pour être interdite) une « extension de la zone de pique-nique ». Joli mensonge !

Plan de l’enquête publique
Tout cela est bien beau mais ne correspond pas à ce qui a été présenté lors de l’enquête publique en 2006 ni à l’arrêté autorisant la CIVIS à réaliser la ZALM de Grand-Anse, signé par le Préfet le 20 mars dernier.
Alors où nous emmène cette vaste désinformation ? Les travaux respecteront-ils la signature du préfet ou bien suivront-ils cette nouvelle présentation ?
Et si les enquêtes publiques ne servent à rien et qu’un élu peut tout changer au gré du vent, comment pouvons nous être sûrs que Grand-Anse sera respectée et non pas livré à des intérêts privés du jour au lendemain ?
De plus, pour la 1ère fois, apparaît clairement sur ce tract (tiré aux frais du contribuable), que la zone en haut du site est réservée à d’autres projets d’hébergement touristique et il faudra à chacun d’eux sa rondavelle ou son snack de luxe ?

Tract recto




Laisser un commentaire