L’Insee Réunion-Mayotte et la DEAL La Réunion dans leur présentation à la presse ce 16 juin 2026, ont soigneusement évité d’aborder les émissions de CO2 liées au modèle touristique « ancien monde » de l’île de La Réunion avec ses survols touristiques motorisés aux énergies fossiles et le parachutisme de loisir, avec des engins pollueurs pourtant avérés.
Même l’ADEME soi-disant « Agence de la transition écologique », malgré nos demandes, n’a jamais osé aborder cette problématique. Le bla-bla de présentation sur leur site sonne donc bien faux !
Dans l’article du 17 juin 2023 sur zinfo974.com, il était rappelé que « Pour respecter les engagements de la France à l’horizon 2050, les émissions moyennes devraient être limitées à deux tonnes de CO₂ (2000 kg) par personne et par an, tous usages confondus. »
Ah bon ?
Pendant ce temps, les plus aisés polluent allègrement et sans vergogne à la fois notre atmosphère et même nos paysages sonores puisqu’aucune réglementation sanitaire ni environnementale n’est appliquée à l’aviation générale dont relèvent les survols touristiques et le parachutisme de loisir.
La pollution de ces activités est spectaculaire de par les rotations à la chaîne des nombreux aéronefs les nombreux jours de beau temps sur l’île.
Pour avoir une meilleure compréhension de cette pollution nocive dont l’ampleur est insoupçonnée, voici donc des ordres de grandeur. Le passage d’un seul hélico H130 est équivalent en production de CO2 à un passage simultané de 400 véhicules thermiques de moyenne gamme !


Le bourdonnement lancinant du pilatus du paraclub de Bourbon, c’est de l’ordre de 300 véhicules en simultané ! Et le week-end, c’est rotations à la chaîne, business oblige …
Pour information, ce pilatus est identique à celui qui vient de se crasher à proximité d’habitations en faisant 11 morts …
Au-delà des tristes accidents locaux et de leurs victimes qui tombent vite dans l’oubli avec un matraquage publicitaire agressif pour poursuivre et accentuer le business, il est incontestable que le ciel de La Réunion se révèle être une poubelle à CO2 générée par ce tourisme climaticide, et destructeur de nos paysages sonores naturels. Il est impossible, sur la majeure partie de l’île, sur les plus beaux sites, et même sur des villes bordées de lagon, d’échapper à ces pollutions par temps radieux, ce qui gâche à la fois la tranquillité des habitants, et le ressourcement dans la Nature, ce qui devrait pourtant être un atout de La Réunion, en partie classé au patrimoine mondial.
Pour le seul profit d’un petit lobby, l’Etat et la Région Région cautionnent ce tourisme « ancien monde », sans aucune prise en compte de l’évolution du climat et de l’augmentation de population impactée, et sans qu’à aucun moment la population Réunionnaise n’ait été consultée sur un nouveau modèle touristique soutenable et durable, donc acceptable.
Même économiquement, La Réunion aurait tout à gagner en allant vers un tourisme éco-responsable où l’argent des touristes serait bien mieux dispatché et réparti dans toutes les activités locales, ce qui servirait bien mieux l’économie globale de l’île plutôt qu’à être grillé en kérosène polluant !
La Région Réunion favorise un lobby plutôt que l’intérêt général. L’Histoire la jugera impitoyablement, ce n’est qu’une question de temps.

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