Une authenticité à préserver pour toute la population !
Une pétition est actuellement lancée pour la sauvegarde de Grand-Anse, sur la commune de la Petite-Ile. Nous avions déjà dans un article du mois de janvier 2007 (cliquer sur Mot-clé Environnement pour retrouver l’article) attiré l’attention sur le projet de réaménagement à 15 millions d’euros (rien que ça ?) alors qu’on ne cesse de nous rabâcher les oreilles sur le souci d’économies … réaménagement piloté par la fameuse CIVIS … L’orientation du projet, semble de manière claire, conditionnée pour les futurs clients de l’hôtel, alors que les concepteurs ne comprennent toujours pas que ce que recherchent nos touristes, c’est justement ce qu’ils ne trouvent pas, ou ne trouvent plus, ailleurs. C’est le côté authentique, la mixité avec la population locale, l’ouverture à tous, l’aspect relativement sauvage, sans bétonnage ni grosse structure, qui font le charme et l’attrait de Grand-Anse. Il est hors de question de laisser le moindre bout de ce patrimoine collectif se privatiser. Hors de question de voir notre population rejetée à l’arrière de la plage, pendant qu’un hôtelier disposerait ses transats et parasols sur la plage ? Ce serait ça l’aspect « nature » ? Eh bien, ce modèle d’importation, nous n’en voulons pas ! Il n’y a qu’à voir à Maurice et dans bien d’autres îles, ce qui s’est passé. Les pauvres habitants sont presque devenus des parias sur « leurs » plages, où poser une simple serviette est mal vu.
Voici 2 extraits de la plaquette publicitaire du fameux hôtel « le palm » : elle mentionne déjà l’existence du snack de plage avec évidemment service de parasols, transats .. alors même que le permis de construire de ce fameux snack (sur le domaine public maritime !) n’est pas obtenu. L’instructeur des permis de la commune de Petite-ile, M. Lucien Hoarau, contacté ce jour, fait l’ignorant, et renvoie sur Mme Bouquet-Toard, indisponible .. que nous irons voir bientôt. La brochure précise aussi plus loin « restauration dans l’hôtel, au bord de la piscine, et sur la plage » ! Comment est-ce possible de connaître à l’avance le résultat d’une demande de permis de construire (en plus au voisinage d’une plage) alors même que ce permis n’est même pas instruit ? Cela ne vous semble pas bizarre ?



Et il y a aussi la revue de la Chambre de Commerce et d’Industrie, n° de janvier 2007, qui mentionne le « snack sur la plage » ! Faut croire que la loi, ben y en a qui sont largement au-dessus ? Extrait :


Ceal ressemble étrangement à une politique malsaine d’apartheid où l’on réserve la zone proche de plage pour les fameux touristes riches installés dans un snack de luxe, et qu’il ne faudrait ne pas mélanger avec le peuple, rejeté à l’arrière pour son pique-nique ! Ecoeurant !
Z’habitants la Réunion, nou lé pas plus couillon que les autres, allons réagir. Signons la pétition, et bougeons ! Nou lé pas plus, nou lé pas moins, l’harmonie qui règne à Grand-Anse, est une richesse de la Réunion à préserver, et les vrais touristes, eux, le reconnaissent.
Comment réagir actuellement ?
1. Fichier pétition ci-dessous, que vous pouvez imprimer, et faire signer. (15 personnes par feuille). A renvoyer à Association Citoyenne de Saint-Pierre, 8, rue Caumont 97410 Saint-Pierre. 2007_03_PETITION_POUR_LA_SAUVEGARDE_DE_GRAND_ANSE
2. Tous les dimanches après-midi, de 14h à 18h, et à partir de ce dimanche 25 mars 2007, sur le site de Grand-Anse, la pétition sera disponible à la signature. Il suffit de passer un coup de fil à Manuella Lauret (0692 09 65 09) et le groupe présent sur le site vous rejoindra pour la signature, ou vous indiquera son lieu de présence.
N’hésitons pas, la sauvegarde de notre patrimoine pour toutes et tous, est en danger !

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