Pétrels de Barau et pollution lumineuse à La Réunion.


Dans un vent d’enfer, oser s’envoler vers son destin marin.
Images Gaëtan Hoarau

Les nuits de dimanche 14 et lundi 15 avril 2024 ont vu plus de 300 jeunes pétrels de Barau s’échouer après avoir quitté leur nid pour s’envoler vers leur destin marin.

Ils ont été attirés par les lumières dans le cirque de Cilaos. Des lumières dont on pourrait se passer sans grande difficulté, et dont l’extinction contribuerait même à la sobriété énergétique.

La problématique de la pollution lumineuse et de ses impacts na pourtant rien de nouveau !

Cette situation est symptomatique des dérives de la gouvernance à La Réunion tout comme en France hexagonale, où par le dialogue, il est impossible d’avancer, les dirigeants dédaignant toujours les idées et propositions issues des citoyennes et citoyens engagés.

La survie des pétrels de Barau, espèce endémique de La Réunion, repose donc encore essentiellement sur des associations et des bénévoles, en 2024.

Il est remarquable que malgré la convergence actuelle d’un grand nombre d’associations environnementales face aux pollutions lumineuse, sonore, visuelle à La Réunion, le préfet actuel n’ait toujours pas compris l’urgence et la nécessité de changer de modèle, préfet dont l’oreille semble encline à préférer le discours « profit à court-terme » des lobbies, sous-couvert d’économie, modèle « ancien monde » qui n’est ni soutenable ni durable.

Quelques images du lâcher des pétrels récupérés à Cilaos, organisé ce 26 avril 2024 par l’association SEOR à Saint-Pierre.

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