
Un résumé de l’histoire : L’îlot MBouzi se situe dans le lagon de Mayotte, entre Grande Terre et Petite Terre, et n’est donc accessible qu’en bateau. Cet îlot est dépourvu de source d’eau, ce qui na pas empêché une population de 20 à 30 lémuriens de vivre sur place avant 1997, année d’installation de « Terre d’Asile ». Cette association, ayant pour objet : « Création, entretien, gardiennage et sauvegarde dune réserve naturelle pour lémuriens et autres animaux dits sauvages », s’est chargée de recueillir les makis malades ou en danger sur les terres et de les soigner sur l’îlot. Opération si bien réussie que ces derniers se sont reproduits, jusqu’à atteindre plus de 700 individus recensés à l’heure actuelle. Par ailleurs, toujours grâce à l’initiative de Terre d’Asile, le 26 janvier 2007 a été créée la Réserve Naturelle de MBouzi dans le but de protéger également une forêt littorale sèche, caractérisée par un fort taux d’endémisme. Depuis, la zone d’alimentation des lémuriens a été réduite à 3 hectares, ce qui pose un problème de concentration, notamment concernant le nourrissage de ces animaux qui doit principalement être assuré grâce à l’intervention humaine. Or, dans l’objectif de réduire cette population, il est question pour les autorités d’abroger larrêté préfectoral n° 347/DAF du 7 août 2000 (article 6) qui protège cette espèce afin d’exterminer en toute impunité une partie de ces primates inoffensifs, endémiques et emblématiques de Mayotte.


Le maki de Mayotte
Déjà présenté dans l’article au sujet de la départementalisation :
La-departementalisation-de-mayotte-une-affaire-a-suivre
Ce lémurien (Eulemur fulvus mayottensis) est l’unique représentant de son espèce à Mayotte (et pour la France), son habitat naturel est constitué de forêts sèches et humides et sa nourriture se compose essentiellement de feuilles, boutons, fleurs et fruits.


A N’Gouja au mois d’octobre.
Un maki peut vivre jusqu’à 20, voire 30 ans selon les circonstances.
Maki de NGouja en vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=cNVNTSFBkw4&feature=feedu
Malheureusement, son territoire se réduit très vite avec l’accélération de l’urbanisation, l’intensification de l’agriculture sur les terres de Mayotte et l’insuffisance de protection des zones classées « réserve forestière ».
Les Mahorais vivaient jusqu’à présent en harmonie avec ces « kombas » malgré les quelques rapines de fruits (litchis, mangues, bananes) dont ils peuvent s’estimer victimes. Toutefois cet équilibre reste très fragile et l’espèce pourrait s’éteindre rapidement, ce qui constituerait une perte irrémédiable pour la biodiversité (seuls l’archipel des Comores et Madagascar abritent encore d’autres espèces de ce genre de primates).


Quelques liens pour en savoir plus :
http://www.pluzz.fr/jt-mayotte-2012-01-06-05h55.html
http://oncfs-outremer.disweb.fr/fiches_faune_may/maki_komba.htm
http://droitnature.free.fr/Shtml/OM_Mayotte.shtml
http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=187
Article, pétition et photos : Rachel Lebatard, Association Citoyenne de Saint-Pierre, Ile de la Réunion.






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