Pour rappel, il nous a fallu plus de 20 ans à Saint-Pierre pour pouvoir libérer la plage publique de l’implantation scandaleuse de l’hôtel-restaurant Alizé Plage, qui en a fait toujours plus … constructions directement sur plage, bordels sonores avec occupation démesurée de plage … évidemment sans respecter les termes de son AOT, et sans que nos autorités ne réagissent pour mettre fin à ce scandale !
Il a fallu attendre le Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) naturels prévisibles, relatif aux aléas de recul au trait de côte et de submersion marine approuvé le 24 septembre 2018 pour qu’enfin en 2020, soit décidée par la mairie de Saint-Pierre de mettre fin à l’AOT, tout en la prolongeant exceptionnellement jusqu’en 2023 … pour permettre à Alizé Plage de se retourner, d’engager les travaux de démolition et la remise en l’état du domaine public maritime !
Il y aurait à redire sur le suivi de cette affaire et du site par nos autorités après 2023, mais au moins la population aura retrouvé l’accès intégral à sa plage !
Cette affaire rappelle celle de Planch’Alizé qui fait l’actualité, à la Saline, structure qui n’a cessé de s’étendre, pourtant sans AOT depuis 2018, et dont le patron savait pertinemment qu’il devait prévoir un autre lieu légal pour son activité. 8 années se sont écoulées depuis … 8 années !!!

Totalement illégal et sans AOT depuis 2018. Vous remarquerez comment pendant des années, sans aucunement respecter le cadre de sa défunte AOT, il a enlevé des coraux pour les mettre de chaque côté en haut de plage, là encore illégalement, et il s’octroie une surface considérable de plage en réinstallant très tôt des parasols jaunes pour augmenter sa zone marchande … le véritable « akaparèr » qui n’en a jamais assez et veut toujours plus !
Vous remarquerez aussi dans l’eau, la « table de massage », business qui n’a rien à voir avec le lagon, et ce en pleine zone de RNMR (Réserve Nationale Marine de La Réunion) ce que nous contestons …

Notre soutien est total à SOS DPM 97.4 et à toutes les personnes qui défendent notre DPM !
Vous comprendrez aisément que nous nous opposons aussi à ce que l’argent public serve à lui offrir une prime à l’illégalité, une rondavelle « Les Mouettes » et un espace aux frais des contribuables !
Franchement, M. le maire de Saint-Paul, y a pas plus urgent et utile à faire en faveur de la population, avec l’argent public ?
Au fait, allez-y jeter un oeil du côté de la rue des Mouettes … où certains ont pris carrément possession de l’espace public pour empêcher tout stationnement devant chez eux, il n’y a ni trottoir ni piste cyclable, et les piétons (dont les touristes …) doivent cheminer sur la route entre les voitures qui circulent … Il ne semble pas exister de droit de l’urbanisme sur Saint-Paul ! Effarant !

8 années que le patron de Planch’Alizé aurait pu pleinement mettre à profit pour réfléchir à sa future entreprise, acheter son terrain, et monter son activité en toute légalité …
Mais non, 8 années, après, en pleine illégalité, utiliser lâchement ses employés en bouclier humain pour défier le préfet qui se réveille enfin (grâce à SOS DPM 97.4), et provoquer ce qui s’apparente à un trouble social, est révélateur de la mentalité des « akaparer » du patrimoine naturel des Réunionnais.
Ces employés savaient très bien que les jours de cette structure étaient comptés. Sinon, ils devraient se retourner contre leur employeur qui les aurait trompés.


Source : https://la1ere.franceinfo.fr/reunion/paillotes-ermitage-fermeture-definitive-bobine-ce-dimanche-soir-658199.html
Vous nous direz, comment cela est-il encore possible ici en 2026 ?
Ceci s’intègre parfaitement dans un système que nous ne cessons de dénoncer.
Le modèle touristique de La Réunion, prôné par la Région, et la majorité de nos politiciens locaux de tous bords, modèle mis en place sans aucune concertation publique (la fameuse « démocratie à la sauce locale ») développe une vision arriérée du tourisme considérant nos espaces naturels comme une simple marchandise à « valoriser », à « exploiter » sans vision à long terme, sans intégrer l’augmentation de population locale et ses besoins ni même anticiper le changement climatique et ses conséquences.
D’ailleurs, où sont-ils ces élu(e)s censé(e)s défendre le Bien commun et non des intérêts particuliers ?
Mais qu’en pense la fameuse Agence Régionale de Biodiversité (ARB) bien silencieuse …, peut-être trop occupée à organiser des ti piknik de sensibilisation bidon à l’Environnement ?

Qu’en pense la Réserve Nationale Marine de La Réunion ( RMNR) ? Ah c’est la plage, pas l’eau … mais on y entre comment dans l’eau ? Quelle crédibilité, quelle cohérence de la RNMR avec ce qu’elle indique sur ses panneaux mais qu’elle ne met pas en pratique vis-à-vis de tous ?
« business as usual » le credo d’une Région Réunion eskrolo avec le blanc-seing d’un Etat privilégiant le green-washing avec ses satellites associatifs qu’il tient par ses subventions, sans oublier les relations de clan entre personnes qui forment leur petit réseau et dont l’arrogance n’a d’égale que leur opportunisme.
Il n’y a pas de vivre ensemble lorsque certains estiment avoir plus de droits que d’autres !
Le Quotidien du 02/11/2026 écrit à propos de ce restaurant illégal : « Il a reçu le soutien de Catherine Chatel (Medef), Patrick Serveaux (Umih), Pierrick Robert, président de la CCI Réunion, et de FO transport. »
On espère que la nouvelle présidente du Medef local Katy Hoarau prône elle, le respect du droit !
A la différence de sa vice-présidente Katherine Chatel qui ose défendre l’illégalité et ne fait pas honneur à cet organisme … Il n’y pas de surprise, ces individus qui n’ont toujours pas réfléchi à un nouveau modèle touristique éco-responsable, le seul soutenable et durable pour notre île, n’évoluent pas, cambrés sur un modèle nocif soutenu par les lobbies en place depuis des lustres.
Pendant 8 années, ces organismes n’auraient-ils pas mieux fait de conseiller le restaurateur vers une voie légale ? C’est pitoyable.
Il est très intéressant d’analyser le traitement médiatique de cette affaire sur l’île, ce qui mériterait une analyse sociologique :
Les médias TV se sont fait remarquer par une absence de déontologie sidérante (devenue la norme), avec un déséquilibre flagrant entre d’un côté la parole des clients et du commerçant, et de l’autre celle des défenseurs du DPM !
L’illustration répétée d’une médiamédiocratie, qui ne cherche que le buzz, n’investigue pas, et sert la soupe au business.
La méthode des « akaparer » ? Elle est éculée, sans surprise. On a eu déjà un bel aperçu avec Globice qui voulait prendre possession du site littoral remarquable de Cap Dehors à Grands Bois …
Brandolini, vous connaissez ?
- La technique consiste à balancer des informations fausses, reprises dans les médias qui ne vérifient rien … comme de supposés jets de galets …
Et là, dans le cas de Planch’Alizé la gendarmerie (appelée par une personne de la structure Planch’Alizé) se déplace, pour au final constater une dénonciation calomnieuse mais elle ne donne aucun avertissement à l’auteur de l’appel ?
Nous allons donc rappeler la loi relative aux dénonciations calomnieuses à la fois aux gendarmes qui l’auraient oubliée, ainsi qu’à tous les manipulateurs et « akaparèr » … : il s’agit de l’article 226-10 du Code pénal, qui y prévoit des sanctions bien lourdes … A bon lecteur, salut !
- Toute personne locale (quelle que soit son origine y compris zorey …!,) qui ose défendre notre patrimoine naturel et donc le DPM, est systématiquement dénigrée et qualifiée de raciste et d’anti-zorey …
La stratégie des « akaparer » est donc infantile … Sans arguments, elle ne repose que sur l’agressivité et les « fake news » amplifiées par un réseau médiatique où l’investigation n’est qu’exceptionnelle.
Les « soutiens » de Planch’Alizé se comporteraient-ils ainsi aux Antilles ou en Corse ?
Le peuple Réunionnais est bien gentil, sûrement trop, mais qui y prête une oreille attentive, sait à quel point la colère sourde gronde face aux discriminations.
En effet, le Réunionnais se sent de plus en plus comme un « paria » sur sa propre île, la marchandisation de l’espace public aussi bien à Saint-Pierre, Saint-Leu, Saint-Gilles, l’excluant de plus en plus de certains lieux devenus payants.
Soyons clairs :
La Réunion n’est pas un terrain de jeu inhabité, avec un patrimoine naturel de plus en plus spolié et dénaturé par les activités marchandes de toutes sortes pour touristes et autres profiteurs.
Non, nous n’acceptons pas la « prostitution » de La Réunion par nos dirigeants à ce tourisme destructeur.
Non, La Réunion ne sera pas l’IBIZA ou le BALI de l’Océan Indien, n’en déplaise aux akaparèr et profiteurs de tous bords.
Une chose est sûre, à continuer ainsi à mépriser la population locale et à la déposséder de son patrimoine, en privilégiant certains lobbys, les lendemains risquent d’être explosifs.
Ce n’est qu’une question de temps.

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