Une plage qui disparaît.


« Plage d’Allan » 12/2014
Photo :  Nicole Crestey

La plage « d’Allan » au Tremblet est en train de disparaître suite à de fortes pluies récentes.
Créée par l’éruption 2007, la nouvelle coulée ayant permis son installation à l’abri de la houle, elle a été alimentée par la lave pulvérisée en arrivant au contact de l’eau de mer d’où son exceptionnel sable vert riche en olivine.
Une bonne partie du sable a déjà été emportée par la cascade temporaire qui se réactive chaque fois qu’il pleut dans les hauts. Ce départ est définitif, la source du sable s’étant tarie à la fin de l’éruption 2007. Une fois de plus nous constatons que les paysages de notre île sont en constante transformation : constructions alternent avec destructions, volcaniques ou sédimentaires. Cette plage, où venait se reposer Allan, le jeune éléphant de mer qui a maintenant trouvé un havre où il aura plus de chance de se constituer un harem, aura duré presque 7 ans, aura résisté au cyclone Béjisa de janvier 2014 mais pas aux fortes pluies récentes.

Cette histoire nous rappelle que les plages sont des équilibres précaires entre sédimentation et érosion. Ici le phénomène semble naturel, mais ailleurs l’endiguement des ravines, le prélèvement de matériaux dans les rivières, les atteintes aux récifs coralliens peuvent fortement réduire l’approvisionnement en sable noir et blanc de nos plages et les constructions « les pieds dans l’eau » accélèrent le phénomène d’érosion déjà intensifié par le réchauffement climatique.

Commentaires

Une réponse à “Une plage qui disparaît.”

  1. Avatar de citoyens vigilants
    citoyens vigilants

    le flux et le reflux combleront ce vide inkiet pu!!., par contre nos amenageurs saccageurs doivent revoir leur logiciel…..

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