
C’est la géosmine qui est responsable de ce très désagréable « goût de terre » dans l’eau, la géosmine est une petite molécule organique dont l’existence provient de la présence de bactéries (actinomycètes et cyanobactéries) dans l’eau.

Source des images : https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9osmine
L’odorat humain est très sensible à la géosmine : il peut la déceler même en infimes quantités, de l’ordre de « quelques gouttes dans une piscine » (très faible seuil d’odeur se situant entre 4 et 10 ngL-1). Si son odeur de terre peut être agréable, son goût terreux et de moisi ne l’est pas du tout !
Pour compléter : « La géosmine et le 2-méthylisobornéol sont responsables d’un grand nombre de plaintes de goûts et d’odeurs dans les réseaux alimentés par des eaux de surface. Ces composés sont stables dans l’environnement et peuvent être transportés sur une grande distance. Les endroits affectés par leur présence peuvent donc être distants de l’endroit où ils ont été formés. Il existe des mécanismes naturels de dégradation de ces composés, surtout lorsque les cellules des algues meurent à la suite de l’augmentation de l’activité bactérienne. Toutefois, ces procédés sont lents par rapport à leur production et à leur transport.
La géosmine et le 2-méthylisobornéol sont produits durant tout le cycle de vie des cellules de cyanobactéries. »
(Source : https://www.erudit.org/fr/revues/rseau/2010-v23-n3-rseau3946/044691ar/)
Heureusement, il n’y a pas de risque pour la santé humaine.
Nous avons à nouveau contacté la CIVIS, parfaitement au courant et qui rassure.
Les eaux contaminées par la géosmine sont des eaux de surface (pas de captage) qui ne passent pas encore par une unité de traitement d’eau potable (UTEP). Le raccordement est prévu, et dans un futur que nous espérons proche, cette problématique ne devrait plus exister.
Nous espérons disposer prochainement d’un document synthétique présentant les améliorations en cours et à prévoir dans le domaine de l’eau potable sur le territoire de la CIVIS.

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