Commission consultative ses services publics locaux sur l’eau à Saint-Pierre.
L’eau, un élément essentiel de santé publique. Résultat d’analyses officielles de pesticides. Et remarques de de notre association qui étudie et suit ce sujet depuis des années. Compte-rendu de la réunion CCSPL du 22 juin 2010. Actualisation 20 octobre 2010.
Elle a eu lieu à la Capitainerie de Saint-Pierre. Le quorum n’a été atteint qu’après 1h d’attente à 10h ! (il a fallu appeler au téléphone quelques personnes pour obtenir le quorum ..). L’Association Citoyenne et la Srepen étaient, elles, présentes bien avant 9h.
La commission s’est déroulée sous la présidence de M. DIJOUX Stéphano, 4ème adjoint au Maire de Saint-Pierre. Notre association n’est plus membre de cette commission depuis 2008, nous en avons été éjectés parce que nous avions mis au grand jour la pollution par résidu d’herbicide des forages la Salette, et demandé officiellement la mise en oeuvre des moyens pour fournir une eau conforme à la réglementation. Nous avons donc assisté à cette réunion 2010 en tant qu’association invitée par M. David Lorion, adjoint au Maire, et compétent dans le domaine de l’eau, et qui connaît notre souci de l’intérêt général.
Nous avions été alors remplacés dans cette commission par l’ORGECO. Or il s’avère que l’ORGECO est absente et que c’est l’association « roule pas nous » qui est présente à titre officiel, association qui ne s’est pourtant jamais manifestée pour exiger une eau conforme à la réglementation.
Il s’avère que le président de cette association est employé par la collectivité de communes dont le Maire de Saint-Pierre est président. Il y a là, à notre avis, un problème de déontologie. On ne peut à la fois être juge et partie.
De plus, nous avons de plus demandé aux services techniques (service de l’Eau) la copie de la délibération du conseil municipal validant le remplacement de l’ORGECO par « roule pas nous ». Jusqu’à preuve du contraire, pour nous, la composition de cette commission ne respecte pas la légalité.
L’ordre du jour présentait les points suivants :
– Examen des rapports annuels sur le prix et la qualité des services publics de l’eau potable et de l’assainissement collectif des eaux usées Exercice 2009
– Examen des rapports annuels du délégataire des services publics de l’eau potable et de l’assainissement collectif des eaux usées Exercice 2009
Eau potable Exercice 2009 :
32 076 abonnés. Le nombre d’abonnés a augmenté de 3,3% par rapport à l’année précédente et le volume d’eau vendu a augmenté de 3,5%. La consommation moyenne d’un abonné domestique est de 242 m3/an.
Le rendement de la distribution d’EP n’est que de 53% à Saint-Pierre en 2009, 47% de l’eau est donc perdue.
Les canalisations du secteur du centre ville et de Ravine des Cabris sont très fuyardes. La mairie a lancé des études pour le renouvellement de ces conduites. Les travaux de rénovation de certaines rues devraient démarrer au premier semestre 2011 (rue Presbytère, rue Vigoureux).
Prix de l’eau distribuée :
Au 1er janvier 2010, le montant à payer pour une facture annuelle de 120 m3 s’élève à 111,05 euros soit 0,93 euros/m3. Veolia indique que son contrat est déficitaire en 2009, en le liant au faible rendement et à l’obligation d’acheter de l’eau chère à la Cise (convention 2005).
Le compte rendu financier du délégataire révèle un résultat négatif (-228 155€).


Source : Veolia
La qualité de l’eau sur Saint-Pierre.
La mise en place d’un traitement par filtration s’avèrera nécessaire pour les secteurs desservis par de l’eau superficielle soumise aux aléas climatiques.
Association citoyenne et Srepen demandent les informations sur l’évolution des concentrations en pesticides (atrazine et son dérivé atrazine déséthylatrazine) sur les forages de la Salette.
La commune rappelle qu’une dilution automatisée est aujourd’hui fonctionnelle. Ainsi les eaux des forages Salette sont diluées par la ressource du Bras de la Plaine afin de mettre en distribution une eau qui respecte le plus possible les valeurs réglementaires en atrazine et atrazine déséthyl (0,10 microgramme/L).
Le suivi renforcé au niveau des forages Salette est maintenu. La commune a déposé auprès de la préfecture une demande de dérogation pour poursuivre la distribution de l’eau des forages (en cas de turbidité du Bras de la Plaine, la dilution est impossible et donc l’eau distribuée est non conforme).


Préconisation ars-oi 2009 pour les eaux de surface.
La collectivité a lancé un appel d’offres en 2009 pour la maîtrise d’oeuvre pour le traitement des eaux du forage Salette par filtration qui est en phase « projet ».
VEOLIA serait plutôt pour attendre et faire cette économie car les taux seraient en baisse, pourtant les taux annoncés sont des moyennes qui masquent les pics qui peuvent atteindre ponctuellement 0,28 microgramme/L soit 3 fois la limite de conformité !
Il y a là de quoi être vigilants car, pour nous, on ne fait pas d’économie sur la santé de la population. Le 8 février 2010, au journal télévisé de RFO Réunion, M. Christian Lauret présentait pourtant de façon certaine l’usine de potabilisation de l’eau, et M. Lorion nous avait même parlé il y a de cela quelques mois, dun Musée de l’eau qui y serait accolé, ce qui nous apparaît comme une excellente initiative pédagogique.
L’association citoyenne réitère une énième fois (on ne compte plus) la demande d’affichage en mairie des résultats d’analyse de la qualité de l’eau, et la mise à disposition sur internet. Il y a pourtant un service communication à la mairie de Saint-Pierre et un site internet. Nous nous proposons même de les mettre sur notre blog.
Nous avons remarqué, que contrairement aux rapports des années précédentes, le rapport 2009 Veolia Eau potable, ne présente plus la liste des non-conformités constatées. Veolia devient ainsi plus opaque, et ceci ne peut être que suspect et engendrer un manque légitime de confiance des abonnés.
La mairie fera le point avec son service communication pour étudier la possibilité de mettre en ligne sur le site internet de la mairie les analyses. A suivre
Document reçu en août des Services techniques que nous remercions.
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Document ars-oi
Agence régionale de Santé Océan Indien
Lire article www.zinfos974.com/Inauguration-de-l-ARS-Agence-regionale-de-sante-Ocean-indien_a16554.html
(Eau issue des forages Salette + dilution)
Août 2008 à mars 2010
obtenus directement de l’Agence Régionale de Santé Océan Indien que nous remercions pour ce travail.





Comparaison eau des forages/eau distribuée aux abonnés (Source ars-oi)
On y constate :
– la pollution persistante de l’eau des forages (conséquence de pratiques culturales dangereuses ..)
– que la dilution ne suffit malheureusement pas pour redescendre en permanence sous la limite de conformité de 0,10 microgramme/L, d’où notre souhait de cette usine de potabilisation de l’eau.
Une émergence d’un autre désherbant a été signalée au forage F5 de la Salette, du Métolachlore, (pesticide utilisé pour la canne), encore à une concentration très faible et inférieure à la norme.
L’assainissement collectif des eaux usées EXERCICE 2009
Collecte des eaux usées
Le réseau communal d’assainissement des eaux usées est composé de 156 km de réseau et de 17 postes de refoulement. Il dessert 15 361 clients et 9 industriels. Le nombre de raccordés a augmenté par rapport à 2008 (+7,9%).
Prix de l’assainissement
Au 1er janvier 2010, un abonné domestique consommant 120 m3/an paye 93,83 euros soit une augmentation de 14% par rapport à l’année précédente.
Source : Veolia
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Le compte rendu financier du délégataire révèle un résultat négatif (-179 167 €) sur la partie traitement et une résultat positif (+121 207 €) sur la partie collecte des eaux usées.
Poste de refoulement de la Balance
Les travaux pour le renforcement du poste de la Balance ont démarré au mois de mai. La mise en service est prévue pour la fin d’année.
Le PR de la Balance (2001) est un point noir qui a été souligné par VEOLIA malgré l’installation d’une 4ème pompe en 2009 mais pas par la DAF car le débordement qui s’est produit en 2009 s’est produit à la suite de fortes pluies. L’évaluation de la DAF est binaire « Conforme ou Non Conforme » ce qui pourrait faire penser à une exigence maximum mais elle ne concerne que la collecte totale par temps sec.
Les stations d’épuration de Chemin Charrette et de Grand Bois ne sont actuellement pas conformes aux prescriptions administratives.
Les eaux usées sont traitées par :
– la station d’épuration de Chemin Charrette (située à Saint-Pierre) : 80 000 EH (équivalent-habitants), et actuellement 50% seulement des rejets sont conformes.
– La station de prétraitement de Grand Bois (2 000 EH) est absolument inefficace, rejet direct à la mer. La préfecture a mis en demeure la commune de Saint-Pierre de mettre en conformité cette installation vétuste. Il est à ce jour programmé de supprimer cet ouvrage et diriger les effluents de la zone de Grands Bois sur la STEP de Pierrefonds. Un marché d’études pour la réalisation de ce raccordement sera lancé prochainement.
Les effluents de la ville du Tampon transitent par le réseau public d’eaux usées de Saint Pierre et sont assainis à la station d’épuration de Chemin Charrette.
Le rejet de l’eau traitée se fait dans l’Océan Indien. Les boues résiduelles d’épuration sont mises en décharge.
Les travaux pour l’extension de la STEP portant sa capacité à 100 000 eq/hab ont débuté. La durée des travaux est estimée à 2 ans.
Les eaux usées de Grands-Bois seront envoyées à la STEP de Pierrefonds.
Un gros problème : le séchage solaire des boues de la STEP qui entraîne des odeurs pestilentielles dans le secteur.
L’Association Citoyenne et la Srepen demandent des explications. L’Association Citoyenne ne comprend pas qu’on en soit arrivé à cette situation invivable pour les riverains.
VEOLIA est à juste titre préoccupé par ce problème. Le problème est posé par les effluents agro-alimentaires avec fermentation.
Il n’y a toujours pas de filière pour les graisses.
M. Guillot (VEOLIA) indique qu’une unité de chaulage mécanique des boues de la STEP a été mise en place il y a deux semaines (vers le 7 juin) pour résoudre le problème d’odeurs. Il prétend que ce procédé fonctionne plutôt bien.
La mairie a commandé à l’Observatoire Réunionnais de l’Air des analyses de la qualité de l’air dans la zone.
Une étude est menée avec l’entreprise titulaire du marché de travaux d’extension de la STEP sur la mise en place dune nouvelle unité de désodorisation plus fonctionnelle.
Ce séchage solaire de boues n’est sûrement pas une première mondiale ! L’association Citoyenne indique ne pas comprendre que l’on nait pas pris la peine de contacter d’autres structures de même type en milieu tropical et mieux prévu les conséquences, ou de faire un test préalable à petite échelle.
Résultat : des conséquences désastreuses pour la population environnante, et finalement un coût élevé pour essayer de pallier en urgence aux problèmes. Une imprévoyance anormale, qui coûte finalement bien cher.
Au 1er janvier 2012, il est prévu l’épandage de 50% des boues « séchées » avec chaulage (car sol acide), ce qui exige un régime dérogatoire vu la teneur en métaux élevée de nos sols.


Source Veolia
Il faut noter qu’en 5 ans, de 2005 à 2010, la facture de l’abonné a plus que doublé.
Contrat d’affermage pour le traitement des eaux usées
Le nouveau contrat d’affermage pour la gestion de la station dépuration qui a débuté au 1er janvier 2010 a été attribué à Véolia pour une durée de 8 ans. Le nouveau tarif pour le traitement des eaux usées est de 0,36 /m3.
Les principales obligations du fermier sont:
– le fonctionnement, la surveillance et l’entretien des installations du service (Poste de la Balance renforcé, extension de la station d’épuration de Pierrefonds, 4 fosses semi collectives, unité de traitement de la ZAC Cap Austral),
– la prise en charge de l’évacuation et du traitement des résidus d’épuration,
– le renouvellement des équipements électriques et électromécaniques,
– l’information courante de la Ville sur la bonne marche de l’exploitation et sa qualité globale,
– la fourniture à la Ville de conseils, avis et mises en garde sur toutes les questions intéressant la bonne marche de l’exploitation et sa qualité globale.
– le suivi des rejets industriels,
– la mise en oeuvre dun plan d’épandage de 50 % des boues produites,
– l’organisation dun plan de communication sur le service et ses ouvrages,
– la pérennisation de la certification ISO14000.
(Avec extraits du compte-rendu Services techniques Mairie de Saint-Pierre que nous remercions)



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