AVIS ACSP-REUNION sur la demande de dérogation de Globice pour la pose de balises externes sur 45 baleines (35 mères et 10 baleineaux)(2025-2026)

Une consultation publique a lieu du 6 au 21 juillet inclus sur la demande de dérogation de Globice pour lever l’interdiction de perturbation intentionnelle de baleines à bosse relative à la pose de balises externes (Digital acoustic tag), dont l’approche à moins de 100 mètres en aire marine protégée (Réserve Naturelle Nationale de La Réunion) pour 45 baleines (35 mères et 10 baleineaux) dans les eaux territoriales de La Réunion pendant l’hiver austral. (2025-2026)

Cette association pose une problématique d’impartialité, ce qui lui fait perdre toute crédibilité. Elle ne peut être juge et partie.

Ses études sont menées systématiquement à charge contre la connexion Humain-animaux en milieu naturel, en partant du postulat « face aux dérangements répétés et aux perturbations liés à l’activité croissante du « whale-watching /swimming» (activité touristiques d’observation et de nage avec les baleines) » comme indiqué clairement page 4 dans le document annexe_i_globice_cerfa_13616-01_prelevements_mn_2023-2026 disponible ici :
https://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/demande-de-derogation-espece-protegee-realisation-a1248.html

Paradoxalement, Globice utilise abondamment des images sous-marines de cétacés pour sa communication, y compris même pour la publicité du projet Balèn de sa société commerciale, où les images sous-marines aguichent d’éventuels futurs clients, multiplie les interventions médiatiques contribuant à transformer les animaux en objets d’exploitation touristique commerciale. Ce n’est absolument pas cohérent.

Globice, menant ainsi des études exclusivement à charge, en occultant tous les aspects positifs de la connexion Humain-animal, s’expose à un conflit d’intérêt évident du fait de sa société commerciale qui a pour objet de récupérer la « manne touristique » (Cf p26 JIR hebdo du 07/06/2025) sur terre, comme l’exprime son chargé de communication-développement, en même temps directeur général de la SAS Balèn.

2/ De plus, au lieu d’être respectueuse de l’arrêté qu’elle prétend défendre, Globice demande à y déroger, ce qui est le pire exemple d’incohérence.
Nous contestons fermement toute opération dès 6H30 du matin, et dans la RNMR, ce qui ne respecte ni période ni zone de repos, en total mépris des objectifs avancés de l’arrêté préfectoral 944 du 4 juin 2025, que Globice prétend officiellement défendre …

3/ Globice ne cesse de multiplier les programmes dits scientifiques dévoreurs de subventions publiques aux frais des contribuables, dans un pays officiellement en dette publique dépassant les 3 300 milliards d’euros et demandant des efforts à tous.
Où est la cohérence ?
Cela n’est plus soutenable.
Il est temps de revenir à un niveau de dépenses bien plus raisonnable avec l’argent public et d’adapter ses programmes en conséquence.
129 sorties en 2024. Avec un impact carbone non négligeable, là encore, où est la cohérence lorsque l’on contribue ainsi au trafic de bateaux.

Pour que cette dérogation 2025 de pose de tags, dérangeante vu la nécessaire approche au plus près, mais cependant moins invasive que des prélèvements, soit accordée, nous demandons la prise en compte des conditions suivantes :

– que cette étude soit réalisée en respectant obligatoirement les termes de l’arrêté en vigueur

– qu’il soit impérativement mis fin à la dérogation de 2023 : 
https://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/demande-de-derogation-espece-protegee-realisation-a1248.html
bien trop invasive, avec des prélèvements au fusil-arbalète non respectueux des cétacés, sur 120 baleines-40 baleineaux, ce qui est énorme !
Il est d’ailleurs parfaitement discutable au niveau scientifique d’opérer avec un protocole stressant les animaux, pour étudier leur stress … afin de conclure … que ce sont les autres qui stressent les animaux !
Nul ne peut raisonnablement nier que ces prélèvements douloureux au fusil-arbalète n’auraient aucun impact sur le comportement des cétacés, dont l’intelligence est reconnue. Les animaux pourraient associer approche de bateaux et sensation de douleur, et adopter un comportement d’évitement et de fuite, ce qui fausse toute conclusion scientifique.
18 baleines et 4 baleineaux ont déjà subi en 2024 cette pratique, nous demandons que cela cesse afin de privilégier des techniques bien moins invasives et perturbantes.

– Dans un souci de transparence, un regard indépendant doit être mis en place, gage d’impartialité.
Il est remarquable qu’en novembre 2021, la dérogation à l’association Abyss, permettait un protocole moins invasif :
https://www.reunion.gouv.fr/Publications/Participation-du-public/Consultation-du-public/Demande-de-derogation-especes-protegees-Projet-CET-OCEAN-portee-par-l-association-ABYSS-et-Fabienne-DELFOUR

– Nous n’oublions pas que déjà en 2022, Globice encore, avait bénéficié d’une autre dérogation avec une quantité énorme de prélèvements invasifs (130 autorisés) sur les dauphins. 
https://www.reunion.gouv.fr/Publications/Participation-du-public/Consultation-du-public/Demande-de-derogation-a-une-interdiction-de-perturbation-intentionnelle-de-dauphins-proteges
Nous disons stop à ce genre de pratique stressante présentant indiscutablement un impact non négligeable sur les animaux, avec un protocole scientifique discutable avec le risque non négligeable de modification du comportement animal.

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