
La richesse environnementale de la zone menacée par le projet de forages « géothermiques de la Plaine des Sables-Chisny ».
Parmi les marronniers préférés de la presse locale, la saison des letchis des mangues et des goyaviers. Rien sur la floraison des myosotis de Bourbon qui pourtant bat son plein actuellement et reste un régal pour ceux qui prennent le temps de regarder.
Le myosotis de Bourbon (Cynoglossum borbonicum) est une plante endémique de la Réunion. Cette plante est un peu l’emblème de la Plaine des Sables puisque ce n’est pratiquement que dans ce secteur qu’on la trouve. Cela est d’autant remarquable que cet écosystème s’est, dit-on, probablement développé en moins de 1000 ans, date de l’éruption du Piton Chisny qui aurait été violente au point d’y supprimer toute vie.

Les myosotis fleurissent d’Octobre à Janvier. Leurs fleurs sont habituellement blanches, bleues, ou bleues et blanches. Dans la zone de Pas des Sables, on peut y trouver des panachages avec la couleur violette.

Dans la Plaine des Sables, avec en fond le Chisny
Contrairement à ce qu’on pourrait croire l’endroit le plus fourni en myosotis n’est pas exactement dans la première zone observable de la Plaine des Sables, mais sur le site projeté du forage MF1.


Visiblement l’endroit a été entretenu par l’ONF car on n’y trouve quasiment pas les plantes invasives habituelles (pissenlits ou chicorée).
Plus loin sur le site projeté du forage MF3, ce sont les oiseaux verts, ou z’oiseaux lunettes (Zostérops de la Réunion Zosterops olivaceus, oiseau endémique de la Réunion) qui sont faciles à observer en train de se gaver du suc des fleurs jaunes. Ils effectuent des migrations altitudinales pour suivre la floraison des fleurs jaunes.

Merveilles de la nature, menacées.
Quel dommage que nos élus (et le Parc National) se refusent à lever les menaces qu’ils y font peser (forages, hôtels, péages).

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