L’association citoyenne, sereine, continue à informer !
Un site exceptionnel à sauvegarder ! (Photo Hervé Douris) 194 ko
Suite à des propos étonnants du vice-président de la Région et du directeur de l’ARER, parus dans un journal le lundi 2 juin, l’Association citoyenne de Saint-Pierre, poursuit son chemin dans le sens qui est le sien, celui d’une information claire, argumentée et transparente, avec une pétition dont le nombre de signataires ne cesse de croître. Association apolitique, sans subvention de quiconque, ceci explique peut-être cela.
La population sait lire, et a très bien compris notre action, avec des objectifs explicites sur la pétition.
Aussi nous avons demandé dès le 2 juin 2008, au JIR et au QUOTIDIEN de bien vouloir publier cet article d’information-réponse illustré ci-dessous. On peut aussi télécharger en format pdf (1,7 Mo).
Finalement, merci la Région et l’ARER (présidée par … la Région), elles nous donnent ainsi l’occasion de poursuivre avec force détails notre objectif d’information. La politique du « missouk », non merci,
pas pour nous.
Un grand merci ! Les pétitions continuent à arriver par la poste aussi bien des résidents de la Réunion, que du monde entier comme par exemple récemment d’Australie ou du Canada, en version anglaise.
Un petit coucou en passant aux Réunionnais qui font leurs études ou travaillent en métropole ou à l’étranger !
Thanks a lot for your help to demand
– that « Plaine des Sables » becomes an aera worthy of U.N.E.S.C.O. worldwide heritage
– that neither drilling, nor geothermic power station construction should be allowed in this naturel area.
Notre article du 2 juin en réponse à la Région.
L’association citoyenne informe.
A ce jour, près de 7000 signataires ont approuvé les objectifs de la pétition lancée par l’association citoyenne de St Pierre :
– que la « Plaine des Sables » fasse partie du Bien à classer au Patrimoine mondial de l’UNESCO
– qu’aucun forage, ni centrale géothermique ne soient réalisés dans cette zone naturelle.
Ces objectifs sont clairs et précis, ils ont été vus par tous les signataires, et la pétition a été même traduite en 4 langues pour une bonne compréhension de tous les touristes rencontrés.
Chacun peut se rendre compte que c’est un véritable plébiscite en faveur d’une zone naturelle exceptionnelle, patrimoniale et touristique, que l’UNESCO devra prendre en compte.
Alors que nos amis Mauriciens font tout leur possible pour obtenir un deuxième site classé au patrimoine Mondial, comment imaginer que notre site emblématique de la Plaine des Sables en soit exclu ?
Une rencontre technique s’est déroulée du 20 au 22 avril 2005, entre les experts scientifiques qui ont participé aux études préalables (PB Power, universités de La Réunion et de Clermont-Ferrand) et l’ensemble des acteurs du projet (Région, Département, ARER, Direction de la Recherche et Technologie, ANTEA).
Ils ont conclu que « la surface de la zone plane située à l’Est du Piton Chisny pourrait permettre le développement ultérieur, en cas de succès, d’un projet géothermique dune taille de puissance de l’ordre de 20 MWe (puits, équipements de surface et centrale) » (page 28 du MEMOIRE EXPLICATIF du projet géothermique).
Le site de l’ARER (Agence Régionale de L’Energie Réunion) rappelle aussi ce potentiel :

Quand C.Rat, directeur de l’ARER, jongle avec les MW comme avec des quilles, il y de quoi s’interroger. De plus, le document « Bilan énergétique 2006 à la Réunion » disponible sur le site internet de l’ARER précise, à la page 10, que la puissance électrique totale installée est de 572 MW.
(20/572)x100 = 3,5%

Alors quand C.Rat fait mine de ne pas comprendre ou de ne pas savoir calculer, et parle de désinformation « je ne sais pas où ils ont vu ce chiffre », il s’agit d’un mensonge conscient, ou sur ordre. Nous avons eu le souci de contacter M. Rat, fin 2007, qui nous a répondu « je ne suis pas habilité en tant qu’ARER à délivrer des informations sur le projet géothermique Réunion. » Mais il a eu l’intelligence de nous renvoyer sur la fiche géothermie de l’ARER où est pourtant bien mentionné le chiffre de 20 MW. Qui désinforme ?

Nous pouvons comprendre la situation difficile de M. Rat , le président de la Région, maître d’ouvrage du projet, est aussi président de l’ARER. Et chacun connaît la situation catastrophique de l’emploi à la Réunion.
Quant aux forages d’exploration et la retenue collinaire de 4000 m3, le conseil scientifique du parc national a été clair :
« atteintes lourdes et non réparables au milieu naturel notamment du fait de :
– la conduite d’opération continue(24h sur 24) et durables (18 à 24 mois) accompagnée d’une rotation de camion citernes et véhicules techniques ;
– la remise en état très problématique des espaces bouleversés compte tenu de la minceur de l’étude d’impact et de l’absence de savoir faire propre à ce milieu »

Quant à la décision du Bureau du Parc national Réunion, mentionnée par P. Berne, qui a validé les forages le 17 octobre 2007, cette décision n’a même pas fait l’objet dune présentation aux membres du Conseil d’administration !
Ce sont quelques membres dun bureau qui décident en toute opacité, bureau dans lequel vous retrouverez par exemple la Région
Et de la même façon, l’exclusion de la Plaine des Sables de la zone à inscrire au patrimoine mondial, là encore, s’est déroulée « en missouk », sans même en informer le Conseil d’administration !
Il apparaît une évidence : le Parc national Réunion, avec un tel fonctionnement ne pourra jamais obtenir l’adhésion de la population.

La Région parle de restauration écologique. Le document, « Guide pour la restauration écologique indigène » publié par l’ONF en décembre 2005, précise à la page 70, que « la restauration écologique est à l’heure actuelle dans une phase expérimentale »


Chacun peut se faire sa propre opinion en allant voir le test réalisé il y a 4 ans, au piton Lacroix.
Salazie ?
Un forage a déjà été effectué en 1986 (SLZ1). C’est le seul site géothermique avéré à la Réunion avec 192°C à 2100 mètres de profondeur, avec un gradient thermique triple du gradient normal. La technique des roches sèches fracturées ou encore EGS (système géothermique stimulé) est actuellement mise en oeuvre et soutenue par l’Europe à Soultz, France. La stratégie nationale de recherche énergétique, consultable sur le site du Ministère de l’industrie est claire :
« Le développement des technologies EGS dans les îles telle que la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion qui sont en périphérie ou à proximité des champs hydrothermaux classiques, constituent un atout considérable pour la production d’électricité dans ces territoires sur le long terme, du fait des gradients géothermiques très élevés. »
http://www.industrie.gouv.fr/energie/recherche/geothermies.htm
Alors que La Réunion se veut « terre d’expérimentation et d’excellence » par le projet GERRI, la Région et l’ARER seraient-elles GERRI incompatibles ?
Complément du 13 juin 2008 :
VIDEO de la mise en service du projet EGS à Soultz, inaugurée par le premier ministre !
http://www.dailymotion.com/video/x5rmmu_geothermie_news
Quand à la centrale, qui peut croire sérieusement aux propos énoncés dans la presse par différents intervenants ?
28/12/07 JIR P. Berne, vice-président de la Région « on peut aussi imaginer la centrale dans le fond de la Rivière de l’Est, vers la Savane Cimetière. Elle serait alors visible uniquement du point de vue de l’oratoire Sainte-Thérèse. Il faudra la faire la plus basse possible et la camoufler au mieux, avec du basalte ou en végétalisant. Elle pourrait aussi être implantée sur un second site entre le piton Chisny et l’enclos. »
9/05/08 JIR Daniel Gonthier, président du Parc, se voulant rassurant : () Si usine il devait y avoir un jour, elle serait construite dans le fond de la rivière de l’Est.(note de lACSP : zone d’où le Parc veut actuellement « virer » l’élevage pastoral et centenaire du volcan).
2/06/08 JIR P. Berne « Une usine serait possible par exemple dans les pâturages à coté de la route du Piton de l’Eau »
Comment faire un cheque en blanc (11 millions d’euros et plus si .. « syndrome hollandais », mais on vous rassure .. l’incertitude est déjà prévue, 30% au minimum sur les forages ..) pour forages et retenue collinaire alors même que l’implantation de centrale relève d’une improvisation totale ?
N’oublions pas l’acheminement de l’énergie, qui là encore, est sujet à de multiples hypothèses. Dans son mémorandum du 26 septembre 2007, le conseil scientifique du parc mentionnait des lignes de transport aériennes ! Aujourd’hui M. C.Rat parle de lignes « enfouies » sans que l’on sache si des études ont été entreprises entre-temps.
Nous avons informé de la localisation précise des travaux, à la fois lors de nos rencontres avec la population et sur notre blog. L’appel d’offres pour les travaux de forage et retenue lancé le 8/12/2007 précise « forages du prospect de la Plaine des Sables » : la Région joue à cache-cache avec l’intitulé « Plaine des Sables ». Il y a une volonté manifeste de la Région d’entretenir une confusion.


Les signataires de la pétition ne sont pas dupes : Ils demandent la réintégration immédiate de TOUTE la zone de la Plaine des Sables dans le périmètre proposé au classement au patrimoine mondial.


A gauche : Page 361 du Dossier de candidature UNESCO : Zone pouvant être amenée à recevoir des installations (forages, conduites de liaisons, centrale) dédiées à l’exploitation géothermique (vert) ! Cette zone va même bien au-delà de la zone ôtée du classement Patrimoine mondial, en s’étendant sur toute la Savane Cimetière !
A droite : Page 17 du Dossier de candidature UNESCO : Toute la zone de la Plaine des Sables ne fait plus partie de la zone à inscrire au Patrimoine mondial de l’UNESCO !
Contrairement à la Région notre premier objectif a été d’informer le public, en pleine transparence.
Le choix d’une pétition papier répond à notre volonté d’informer sur le terrain avec des documents vérifiables, pour que chaque signataire s’engage en connaissance de cause.
Le blog (http://citoyennedestpierre.viabloga.com/ ) a permis d’informer au-delà de notre petite, mais magnifique île. Nos signataires, à la Réunion, ou lointains (même d’Australie, du Canada ..) ont dû faire l’effort d’imprimer la pétition, et de nous la faire parvenir par voie postale.
C’est incontestablement le signe d’une grande motivation.
Merci infiniment à toutes celles et ceux, inconnues et connu(e)s, qui nous rejoignent.
La pétition se poursuit.
Finalement, les presque 7000 signataires de la pétition ont bien plus de bon sens que ne semble le percevoir la Région et ses disciples.
L’association citoyenne de Saint-Pierre.




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