
Article et illustrations : Rachel Lebatard
Mais au fait, qu’est-ce donc que le corail ? Un animal, un végétal ou un minéral ?


Les trois à la fois, en effet, le corail est composé de colonies de polypes, animaux aquatiques minuscules, qui vont se regrouper sur un substrat (support). Les coraux sont donc de véritables bâtisseurs de récifs.



Selon les espèces, le corail peut revêtir de multiples formes et arborer différentes couleurs grâce aux pigments des zooxanthelles (algues microscopiques) qu’il abrite dans ses cellules. Ces algues symbiotiques fournissent la nourriture et permettent la photosynthèse nécessaire à la construction calcaire du squelette du corail. On parle de symbiose lorsque deux espèces se rendent mutuellement service.

Forme fixée encroûtante du genre Galaxea






Quelles sont les fonctions du corail ?
– Dun point de vue écologique, les coraux sont de véritables nurseries pour les bébés poissons :


Les adultes s’abritent aussi des prédateurs :














– Le rôle géomorphologique de la barrière corallienne et des platiers récifaux qui protègent notre littoral de l’érosion (usure) a été maintes fois démontrée (voir les articles à ce sujet sur le blog)


– La fonction économique est ainsi évidente, de nombreux touristes de toutes origines viennent sur le front de mer de Saint Pierre, station balnéaire, et dégustent nos poissons frais dont le lagon est une nurserie pour certains :


Mais saviez-vous que les zooxanthelles associées au corail, comme tous végétaux, absorbent du dioxyde de carbone CO2, participant ainsi à la purification de lair que nous respirons ?
Comment protéger notre lagon ?
Le corail nous est vital, mais il est fragile. Soumis naturellement à de nombreux aléas d’origine météorologique (chaleur, grosses houles, cyclones)


Il pourrait bien succomber à la pression anthropique (suite aux activités humaines).
En effet, sous l’effet du stress provoqué par le réchauffement climatique, la turbidité de l’eau ou la pollution, le corail expulse les zooxanthelles, ce qui provoque son blanchissement :

Si le stress perdure, les zooxanthelles ne réintègrent pas leur domicile et le corail meurt, souvent envahi par d’autres algues asphyxiantes.


La pollution (rejets des eaux usées et des pesticides charriés par les eaux pluviales, déchets, plastique) et les indélicats qui marchent dessus avec ou sans chaussures ou palmes provoquent des dégâts irréparables.

La pêche doit aussi être pratiquée de manière responsable (législation ICI) afin de préserver les stocks de poissons.
Le lagon mérite tout notre respect pour tous les services, bienfaits et beautés qu’il nous offre, ouvrez grand vos yeux, admirez le spectacle et ne touchez à rien, il vous le rendra au centuple.
Quels sont les dangers du lagon ?
Si vous n’y prenez pas garde, il peut se venger, méfiez-vous du corail de feu qui se révèle particulièrement urticant, doù son nom commun :


Il peut également recéler d’autres espèces encore bien plus dangereuses :






Auteur : Rachel Lebatard (Association Citoyenne de Saint-Pierre) passionnée du milieu marin, et dont toutes les photos ont été prises à Saint Pierre en veillant à perturber le moins possible le milieu. Si ça vous a plu, la suite au prochain épisode


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