Comment se fait-il qu’il n’y ait pas de consultation de la population sur un tel projet ?Seul le Conseil scientifique du Parc et le JIR, ont réagi et permis au public de découvrir ce qui se trame.
Est-ce là la chronique d’un massacre annoncé par nos politicards ?
Habitants, et amoureux de la Réunion, allons nous laisser faire ce massacre sans réagir ?
Le courrier des lecteurs du JIR http://www.clicanoo.com du 16 novembre 2007 expose la situation :
Elle pensait avoir trouvé un refuge tranquille sur les pentes du volcan mais voilà que la Région s’apprête à transpercer son somptueux séjour pour rechercher une hypothétique ressource géothermique.A 11 millions d’euros les deux trous et la retenue collinaire associée, ça donne une idée de l’ampleur du chantier qui va s’ouvrir dans quelques mois à la plaine des Sables. Les gabegies géothermiques d’il y a vingt ans n’auront donc pas servi de leçon. Car au fait, pourquoi ces forages ? Mystère. Mystère entretenu par la Région, qui évite soigneusement de présenter l’usine électrique et des lignes à haute tension qui viendront dans la foulée en cas de succès des forages. De quoi donner froid dans le dos à Vulcain lui-même. Et puis, de toute façon, ces couillons de Réunionnais ont-ils besoin de savoir ? Fouille d’abord, na voir après… Qui va laisser faire ce massacre organisé du premier site touristique de la Réunion, refuge de milieux naturels fragiles et uniques au monde, qu’on nous présentait même comme devant faire partie du « patrimoine mondial de l’humanité » ?Qu’en dites-vous, vous que nos impôts payent pour préserver notre patrimoine naturel, à la DIREN et à l’ONF ? Où sont passées vos convictions et le sens de votre mission ? La première reste courageusement muette. Le second, démiurge écologique, se propose sans prétention mais moyennant grosse rémunération- de reconstituer les milieux et les paysages tels que le Volcan et les dizaines de milliers d’années les ont modelés. Quelle tristesse ! Mais tout de même pas aussi triste que notre parc national flambant neuf, celui qui allait protéger notre nature, nos paysages des Hauts et notre endémisme, laver « plus vert que vert ». En huit mois d’existence, le premier acte fort de son « bureau exécutif », sorte de soviet suprême pays, aura été d’autoriser ces forages sans aucune visibilité sur la suite des événements. Il est vrai que les trous seront assez grands pour y plonger sa tête à la manière des autruches… Finalement, tous ces « fanjans » généreusement distribués pour vanter les mérites de notre parc « de nouvelle génération » n’auront-ils été que le terreau fertile pour servir les desseins politiques de la Région ? Quelle arnaque et quelle amère déception pour ceux qui ont eu la faiblesse d’y croire ! Quel formidable brassage de vent ! Mais chut !, on pourrait nous entendre et vouloir installer des éoliennes sur le cratère Bory… Alors autant s’en remettre à Grand-Mère Kal, à saint Expédit ou à la Vierge avec ou sans parasol pour protéger réellement notre Volcan…
Cynoglossum
Le conseil scientifique du Parc National de la Réunion émet un AVIS TRES DEFAVORABLE !
« Des préoccupations légitimes
En revanche si la ferme volonté d’exploiter une ressource géothermique dans la plaine des Sables existe, alors la réalisation des forages est justifiée puisque la construction de l’usine et son fonctionnement produiront des dommages au milieu et au parc infiniment plus lourds mais mis en regard d’une production électrique considérée comme prioritaire. L’usine, si usine il y a, sera un bâtiment de très grandes dimensions, doté d’une cheminée d’évacuation et d’équipements annexes. L’électricité sera expédiée par une ligne à haute tension aérienne en direction de la RN 3 ou de la Plaine-des-Cafres. (acsp : là, la décision revient à la population de la Réunion, il est HORS de QUESTION que quelques individus décident à notre place, il faut arrêter de nous prendre pour des idiots ! Et en plus c’est l’utilisation de l’argent public, le nôtre !)
Le conseil scientifique est tout à fait dans son rôle lorsqu’il fait valoir que les sondages envisagés provoqueraient une atteinte lourde et mal réparable au milieu naturel du fait de l’implantation dune retenue collinaire de 3 000 m2, de deux chantiers de forages profonds et de la remise en état très problématique des espaces bouleversés compte tenu de la minceur de l’étude d’impact et de l’absence de savoir-faire propre à ce milieu. Le conseil souligne la contradiction entre le refus opposé par le parc à des galops de chevaux et à un concert de piano et le feu vert donné à ce projet gigantesque. Le site bénéficie d’une protection maximale en cours de confirmation, plaide le conseil scientifique. Il est situé dans le coeur du parc. Il est retenu dans le périmètre du bien proposé au classement par l’Unesco dans le patrimoine mondial. Faut-t-il sortir la plaine des Sables du périmètre du projet patrimoine mondial ?Faut-il reporter les forages de deux ans afin de les réaliser après la clôture (espérée favorable) du dossier patrimoine mondial ? À noter que dans la communauté des chercheurs en sciences de la Terre, on tient un discours similaire sur le souci d’obtenir des garanties sur la préservation et la remise en état du site tout en mettant en avant la valorisation des forages exploratoires dans le cadre de l’amélioration des connaissances du massif du piton de la Fournaise. Seuls leurs résultats permettront de connaître l’existence d’une ressource exploitable ou non, or c’est bien là la grande inconnue du projet. »




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