
Ce qui a été présenté à l’enquête publique (2003). Photos acsp

Ecrit noir sur blancPetit rappel : lors de l’enquête publique des Jardins de la Plage, en 2003, le projet présenté pour avis à la population spécifiait bien la présence de 2 blocs sanitaires aux extrémités est et ouest. Nous n’avons eu de cesse par la suite de demander le suivi, l’entretien des équipements, et l’ouverture du bloc sanitaire (toilettes publiques gratuites) gardienné à l’entrée ouest, qui reste désespérement fermé, alors qu’il est au plus près de nombreuses rondavelles, des jeux d’eau, des zones de pique-nique, du grand parking, etc.
Et voilà, qu’en « missouk », en cachette, une tradition bien pratiquée à la Réunion, en fin de semaine dernière, en plein Dipavali, apparaît un panneau et simultanément la casse d’un bloc de douches, et la condamnation des toilettes ! 20 000 personnes sur le front de mer, paraît-il pour le défilé, et combien de toilettes publiques ? Une véritable honte pour les élu(e)s de cette ville.
Après l’épisode Plage de la Gendarmerie où travaux soi-disant arrêtés (la loi dit : 2 mois d’affichage sur site avant travaux!) et qui se poursuivent pourtant au vu et su de toutes les autorités alertées et qui ne bougent pas .. La Réunion, c’est la France ? Ici, une gouvernance à la dérive.
Vous remarquerez l’absence de déclaration de travaux pour un projet de « seulement » 106 000 euros » hors taxes », avec CIVIS et Commune de Saint-Pierre. Qui était au courant dans la population ? Remarquez bien que l’argent coule à flot à Saint-Pierre, et pourtant les toilettes restent fermées.




La casse des douches les plus abritées du ventParallèlement, le commerce-snack lié à l’hôtel d’à côté s’étale sur le domaine public, réalisé avec l’argent public .. Bientôt, tout l’escalier, tout le trottoir .. au fait la Brigade de surveillance elle ne dit rien .. les piétons, les poussettes, on s’en fiche pas mal ? Des personnes nous ont signalé avoir testé : signalez des marcheurs sur le corail de long en large, la brigade (qui n’a pas été mise au courant de la réglementation) fuit.


Alors que le site est très fréquenté, pour des raisons de salubrité évidente, et de protection du lagon, ces toilettes publiques gardiennées sont indispensables.
Il y a donc détournement de la fonction utile de cet équipement pour tout le public, et ce pour une ville « station balnéaire ». Bien sûr, ceci sous « couverture sécurité », les « manip », on est habitué !!!
Les membres de la brigade de surveillance patrouillent et il n’y a pas obligation de détruire une partie du bloc sanitaire. Ce projet n’a même pas été présenté aux membres du CLSPD (Conseil Local de Sécurité et Prévention de la Délinquance). CLSPD où, faut-il le rappeler, l’Association Citoyenne a été la seule à demander la création d’emplois de policiers municipaux en nombre vu l’augmentation de la population et des tâches qui leur sont affectées, au lieu de contrats précaires corvéables ..
Et pour finir, un superbe exemple de la privatisation du domaine public. Au moins on voit parfaitement là que l’argent public sert des intérêts privés ! Carrément, on prend la rue ! On fait tous pareil ?

Où ? A Saint-Pierre bien sûr, disons sin pir !
Ou comment prendre possession d’une rue au vu et su de toutes les autorités.
Comment est-ce possible ?


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