

Photo acsp 14 décembre 2009.
La salle de réception Palm Beach qui se trouve à l’arrière du restaurant Ti Carri à Ravine Blanche Saint-Pierre présente désormais un enrochement du haut de plage (effectué la semaine dernière) apparemment sans aucune autorisation (pas de panneau de permis d’entreprendre) de la DDE qui gère le domaine public maritime (DPM).


Photo Nicole Crestey 12 décembre 2009
Il est maintenant reconnu mondialement que ce type d’ouvrage lourd est déstabilisant pour les littoraux sableux. Les vagues au lieu de mourir tranquillement sur le haut de la plage et de déposer le sable qu’elles transportent, rebondissent sur l’enrochement et arrachent au contraire le sable présent. Comme le Palm Beach se trouve en aval du transit sédimentaire qui se fait le long du littoral saint-pierrois d’est en ouest, il va probablement continuer à bénéficier du transfert de sédiments en provenance de l’amont et sera protégé par son enrochement. Mais sa protection va se faire au détriment des plages amont qui vont se trouver dégarnies du fait de la construction de cet ouvrage. Il s’agit des plages déjà menacées de Saint-Pierre situées entre la gendarmerie et la Ravine Blanche. Elles seront encore plus attaquées par l’érosion. Souvenons-nous des dégâts liés à l’épisode de forte houle de mai 2007 qui avait détruit en partie l’ancien restaurant Indyana et définitivement le Bora-Bora.
Pourtant des solutions alternatives à l’enrochement existent : elles ont d’ailleurs été mises en oeuvre sur la côte ouest de La Réunion à l’Ermitage, à Boucan Canot, et même au niveau des jardins de la plage du centre ville de Saint-Pierre. Il s’agit de la végétalisation des hauts de plage avec éventuellement des terrasses non maçonnées, avec des fascines.
Espérons que la prochaine saison cyclonique laissera le temps à la DDE et à la municipalité de Saint-Pierre de réagir et d’inciter le Palm Beach à prendre des mesures de protection plus durables et plus solidaires.
Nicole CRESTEY
Association Citoyenne de Saint-Pierre.
Nous avons commencé à alerter les autorités dès vendredi et poursuivons. Saint-Pierre, ville sans réglementation ? Il y a de quoi se poser des questions.
La CIVIS contactée déclare que cela n’était pas de leur ressort et qu’il fallait …blablabla.. mairie…jusqu’au service spécialement destiné au quartier Ravine blanche .. dont le responsable n’a jamais rappelé. Qui a dit « courage, fuyons » ?

Enrochement sur parcelle privée (?) ou sur domaine public maritime ?

De gros travaux avec incidence sur le domaine public maritime !
Info dernière :
La DDE a accordé une AOT (autorisation d’occupation temporaire) du domaine public maritime au gérant de cet établissement commercial pour « passage de camions remplis de blocs rocheux, pour protection de sa parcelle » !
Les travaux sont toutefois sous la responsabilité du gérant de cet établissement. C’est ce gérant qui a fait effectuer les travaux, qui ne peuvent pas dépasser les limites de sa parcelle.
Question qui exige réponse claire : cet enrochement spectaculaire est-il contenu dans les limites de sa parcelle ?
La photo aérienne suivante et la copie d’écran géoportail (voir commentaires suivants, et merci à leurs auteurs) sont explicites : empiètement illégal sur le domaine public maritime.


Photo aérienne Hervé Douris (Remerciements de l’acsp) 14/12/2009


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